Direction Cappadoce !

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Après quelques jours passés à se ressourcer chez Orestis et Heleni, j’ai repris la route à travers la Turquie. Pour éviter de me retaper un journée entière de sortie de ville j’ai préféré l’option ferry, en moins de 2h je me retrouve donc débarqué à Bursa de l’autre côté de la mer de Marmara. À peine sortie de la ville que déjà, commence l’ascension vers les plateaux turcs. Une grande partie du pays se trouve à plus de 1000m d’altitude, il y a donc pas mal de dénivelé qui m’attend !

Le 2e jour alors que je m’arrête faire quelques courses en fin de journée, deux hommes m’invitent de venir boire le thé . À peine celui-ci bu qu’ils me proposent un sandwich, bon ben pourquoi pas ! On discute comme on peut, au début sans téléphone mais ils finissent par sortir leur smartphone et Google translate. Entre temps la moitié du bar nous a rejoint ! L’un d’eux, Mustafa, m’invite à dormir chez lui ce soir, cool ! Je ne comprends pas pourquoi mais je ne peux pas y aller à vélo, je laisse donc Zephyros là et par en voiture avec Mustafa et un ami à lui. 10 min plus tard on débarque au milieu d’une carrière, je suis pris d’un doute, c’est quoi ce plan foireux ? Finalement aucun souci, Mustafa est le gardien de la carrière et vit ici ! Il y a le bungalow cuisine, le bungalow chambre (un pour lui, un pour moi) et le bungalow douche ! En attendant l’heure du repas on se pose devant la télé dans sa chambre, et – que vois-je en entrant ? – un fusil d’assaut posé dans le coin ! Il est chargé, prêt à faire feu ! Il est gardien de carrière d’accord mais là c’est peut-être excessif non ? En plus il a un pistolet chargé de balles à blanc pour avertir avant de sortir le fusil d’assaut. C’est arsenal est d’autant plus surprenant que Mustafa est super accueillant mais il faut croire que tout le monde n’est pas le bienvenu… Le lendemain retour au village avec le camion benne de la carrière ! Petit déjeuner, çay (prononcez tchai) et c’est reparti !

Je m’enfonce doucement dans l’intérieur des terres, le plat ça n’existe pas on monte ou on descend c’est tout ! Ma route me fait éviter les grand axes et je passe de village en village, j’aime voir l’ahurissement dans les yeux des villageois quand ils me voient débarquer sur ma monture. Beaucoup de salut et de sourire, surtout de la part des hommes, les femmes sont en retrait moins enclin à répondre à mes bonjour, le poids de la culture et de la religion certainement. Le matin, la tente est souvent couverte de vivre mais dès que le soleil arrive, il fait vite chaud. Rapide visite d’un temple grec dédié à Zeus, oui oui en Turquie ! Les dieux grecs anciens étaient vénérés jusqu’ici apparemment.

Le 5e jour j’arrive finalement sur de vastes plateaux cultivés. L’horizon s’éloigne, les lignes droites s’allongent, la notion des distances est distordue. Les même paysages s’étendent à l’infini, le matin je peux presque voir là où je dormirai le soir. Ce décor rend un peu fou. Heureusement je fais quelques belles rencontres qui cassent la monotonie du lieu. Une fin d’après-midi alors que je cherche un endroit où dormir, je m’arrête à la 1ere maison à l’entrée d’un village et demande où je peux planter ma tente. Il se trouve que cette maison n’est autre que la mairie qui fait également office de maison de thé pour les hommes du village. Je suis cordialement invité à dormir à l’intérieur. Comme on est dimanche soir tous les hommes du village se retrouvent pour passer la soirée à boire du thé et jouer aux cartes. C’est convivial, je fais un peu office de bête curieuse mais c’est sympa. On est dans la Turquie profonde mais Monsanto et compagnie sont bien présents sur les publicités aux murs… Au moment de se coucher le sol est tellement sale qu’ils m’obligent à dormir sur la table ! Et avec les 6-7 thés bus avec eux au cours de la soirée, impossible de trouver le sommeil… Dur de pédaler le lendemain mais c’était un super moment passé en leur compagnie.

Avant d’arriver dans les Cappadoce, je passe par Tuz Gölü, littéralement lac salé et il porte bien son nom ! C’est un vaste lac de 1500km² mais très peu profond, 2m maximum. Je l’ai traversé en passant par une digue/pont de quelques kilomètres. Décor surnaturel, reflet blanc jusqu’à la ligne d’horizon, ça donne l’impression de voir les îles lévitées au loin. Magique !

3 thoughts on “Direction Cappadoce !

  1. Merci Antoine! C’est un plaisirs de te lire et de voir un échantillon des tous ces magnifiques paysages que tu travers :-)

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